Objets de « Quantified Self » : et le secret médical dans tout ça ?

Alors que chaque jour de nouveaux objets et applications connectés récoltent de nombreuses informations personnelles pour faciliter notre suivi de santé, patients et professionnels s’inquiètent du traitement de ces données. La santé connectée nuit-elle au secret médical ? Eléments de réponses.

Quantified Self, c’est quoi ?

La multiplication des nouvelles technologies appliquées au domaine de la santé génère un nombre astronomique d’applications ou d’objets connectés au service de la santé du grand public.
Une explosion du nombre d’innovations qui se traduit par une multiplication des termes utilisés pour les désigner : objets connectés, m-santé, big data ou encore santé connectée.
Autant de dénominations qui regroupent généralement une idée commune : l’utilisation de solutions intelligentes permettant l’automesure de paramètres physiques humains par ses porteurs. Un concept de plus en plus démocratisé, que certains qualifient de « Quantified Self » afin d’en fournir une définition commune.

La confidentialité des données médicales, enjeux de taille

Quel que soit le nom qu’on leur prête, les objets de Quantified Self ne laissent pas indifférents. De plus en plus utilisés par les patients, et même soutenus de façon générale par les médecins, ces innovations technologiques sont aussi la source d’inquiétudes et de critiques.
En cause, le stockage et le traitement des nombreuses données récoltées par ces objets quotidiennement. Des données aussi larges que le poids, le nombre de pas, ou encore le rythme cardiaque ou la qualité du sommeil qui peuvent-être considérées comme des données médicales à part entière.
Alors que la sécurité informatique et le traitement des données personnelles est au cœur de l’actualité, il peut-être inquiétant d’imaginer l’ensemble de ces données hébergées sur des serveurs peu protégés, ou encore susceptibles d’être vendus dans le cadre de campagnes marketing.
Un secret médical parfois mis à mal par les patients eux-mêmes, soucieux de partager des données de santé sur les réseaux sociaux à la demande des applications et des objets connectés utilisés.
A l’heure actuelle, on observe donc un fossé entre la façon dont les données médicales détenues par les médecins, assurances et organismes de santé sociales sont traitées, et celles obtenues par le biais des objets d’automesures.

La collecte de données, une aubaine pour la médecine ?

Alors que certains attaquent les objets de Quantified Seld pour leur collecte continue de données, d’autres au contraire mettent en avant leur importance pour le future de la science médicale.
C’est le cas de Cédric Hutchings, patron de Withings, qui n’hésite pas à affirmer que le partage des données de santé permettrait d’anticiper les risques pour les patients et qu’une mutualisation de ces informations permettraient aux scientifiques d’accélérer les étapes de recherche contre des maladies connues.
Alors, les objets connectés, un mal pour un bien en faveur de la médecine du futur ?

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