Un vaccin contre le cancer : rêve ou réalité ?

Les sciences de la santé connaissent une évolution fulgurante. Plusieurs domaines sont explorés et les mystères d’autres fois sont élucidés. Mais, s’il y a bien une maladie qui semble insensible à tout ceci, c’est certainement le cancer.

Le cancer, un mal qui fait des ravages.

Le cancer est une maladie qui s’attaque aux tissus de l’organisme. Il est caractérisé par une prolifération de cellules anormales (tumeurs) dans les tissus de l’organisme. Sa vitesse de propagation est telle qu’au bout d’un certain temps, tout le système immunitaire est atteint. Avec de tels facteurs caractéristiques de la maladie, les victimes du cancer se comptent en millions chaque année. Le constat est d’autant plus alarmant que les seules solutions existantes sont des séances de chimiothérapie coûteuses et épuisantes qui ne font que retarder l’échéance. De fait, toutes les recherches entreprises pour lutter contre ce fléau ne semblent pas donner les résultats escomptés. Pendant longtemps, les grands laboratoires s’y sont attelés à coups de milliards de francs et de centaines voire de milliers d’heures de recherche, en vain. Jusqu’à récemment… quand, suite à une énième initiative, aussi bien les médecins que leurs patients, se sont mis à caresser l’espoir d’une imminente délivrance.
Un vaccin universel contre le cancer, une lueur d’espoir.

L’idée de départ de la création d’un tel vaccin est basée sur une stimulation du système immunitaire. Elle est à mettre à l’actif de l’entreprise allemande BionTech. Le vaccin en question aura pour but d’inciter le système immunitaire du malade à identifier et réagir contre les cellules cancéreuses. Cette idée a été baptisée l’immunothérapie. Elle consiste à enfermer dans des capsules des bouts génétiques de cellules cancéreuses sous forme de nanoparticules de graisse. Ensuite, par voie intraveineuse, l’ensemble sera injecté dans le système sanguin du malade. L’expérience de l’immunothérapie a été réalisée avec succès sur des souris et sur trois patients. Les résultats ont été globalement satisfaisants. Les résultats présentaient des similitudes tant au niveau des souris que des humains. Dans leur ensemble, les experts ayant opiné sur la question ont montré leur intérêt. Toutefois, une once de scepticisme les anime, à juste titre. En effet, la cancérologie est un domaine plein de surprise. Un essai clinique concluant aujourd’hui peut s’avérer faux en un temps record et donc remettre en cause tout le travail abattu. De plus, le nombre de patients testés est assez limité pour en tirer des conclusions objectives. De ce fait, la commercialisation du vaccin n’est pas encore envisageable, mais l’espoir est permis.

Doutes et perspectives nouvelles.

L’idée n’est pas mauvaise en soi. Mais, comment pouvoir l’appliquer à tous types de cancer ? Là se situe la question. En ce sens, le géant allemand rassure et estime disposer d’une plateforme universelle pour son vaccin. L’avis ne fait pas l’unanimité. Beaucoup de chercheurs n’arrivent pas à comprendre comment cela peut être possible. Ce doute est tout à fait justifié, quand on sait que plusieurs projets sont finalement restés muets car n’ayant pas produit de réelles satisfactions. Au-delà de cet aspect, il faut considérer les difficultés liées à la production des vaccins à une échelle mondiale. La production d’un seul de ces vaccins nécessite la mobilisation d’importants moyens financiers. Quoi qu’il en soit, pour la plupart des grands laboratoires comme Novartis ou Celgene, l’idée se concrétisera dans un avenir plus ou moins proche. D’autres pistes telles que les médicaments « checkpoints inhibiteurs » et la thérapie cellulaire Car-T sont à explorer. Roche de son côté, pense à un partenariat avec le nucléaire, en l’occurrence Areva pour un traitement du cancer à partir de radioéléments. Le bout du tunnel est peut-être proche.

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