Zika, la prévention avant tout

Alors que la recherche de vaccin contre le virus Zika se poursuit, la priorité des acteurs de santé publique est encore aujourd’hui la prévention. Et chaque pays touché dans le monde met en place ses propres méthodes pour lutter contre la propagation de l’épidémie.

Zika : prévenir pour guérir

Comme dans la course au vaccin contre Zika , c’est la rapidité qui est le facteur clé dans la lutte contre la propagation du virus. La détection rapide d’un patient contaminé permet d’enrayer le développement du virus dans son entourage, en particulier par voie sexuelle.
Dans cet optique, les Etats-Unis ont pris les devants en commercialisant un test de diagnostic rapide permettant aux professionnels de santé de détecter rapidement et facilement la présence du virus sur les patients présentant un ou plusieurs symptômes liés à Zika.
Une décision qui fait écho à celle de tester systématiquement les dons de sang effectués à travers tous le territoire américain. Une façon supplémentaire de limiter la propagation du virus à grande échelle.

Les moustiques, cibles de la lutte contre Zika

Alors que certaines autorités tentent de limiter la propagation du virus d’humain à humain, d’autres s’attaquent directement à la racine du mal : les moustiques.
C’est le cas du Brésil, qui aurait utilisé des moustiques transgéniques par le biais de l’entreprise de biotechnologies Oxitec, pour réduire le nombre de moustiques pouvant potentiellement transmettre le virus du Zika. Une méthode atypique, qui consiste à lâcher dans la nature des moustiques génétiquement modifiés pour être stériles. En limitant leur reproduction, cette méthode permettrait de contrôler sur le moyen terme la population de moustique à la base du virus.
Une méthode naturelle, en particulier en comparaison avec les moyens traditionnels, utilisés dans plusieurs régions du monde et qui consistent à utiliser de nombreux insecticides pour éradiquer les moustiques.

Des moyens plus faciles à mettre en place, et utilisés depuis plusieurs décennies, mais qui ne sont pas pour autant sans conséquences, sur la nature et les humains. Ainsi, des millions d’abeilles ont été sacrifiés aux États-Unis, lors de la pulvérisation d’un insecticide destiné à réduire la population de moustiques responsables de la transmission du virus Zika. Des dommages collatéraux qui pourraient se multiplier sur le reste de la faune mondiale, et qui souligne l’importance d’identifier rapidement des moyens de prévention alternatifs.
Selon les dernières données, un tiers de la population mondiale vivrait actuellement dans des zones à risque. Des chiffres alarmants, qui montrent à quel point la lutte contre le virus Zika est devenue une véritable priorité de santé publique. Vaccin, prévention, ou traitement : quelle que soit la méthode utilisée, il est urgent d’apporter une solution à une épidémie qui menace le monde entier.

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